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dimanche 24 octobre 2010

ROCHD-INFOS N°2

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LE MAGAZINE

DU LYCEE IBN-ROCHD


LE N° 2 DE ROCHD-INFOS


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vendredi 22 octobre 2010

M.ABEIDI / POEME


Pour quelques personnes, la source de la vie c’est l’amour et pour d’autres c’est le bonheur, mais pour quelques autres aussi, et j'en fais hélas partie, la source de la vie est une douleur vive toujours au cœur ressentie, et pour ceci, j’ai écrit :


JE DOIS T’OUBLIER


Mohammed Abéidi

( Etudiant, ancien élève d’Ibn-Rochd)



Je t’ai si aimée ma belle aurore

Mais à présent je ne sais plus

Si je te hais ou t’aime encore

Tu m’as brisé, tu l’as voulu.



Tu es partie si loin de moi

En me laissant à mes chagrins

Tu n’as pensé hélas qu’à toi.

Qu’est-ce que je t’ai fait ? Je n’en sais rien.



Tu étais mon âme et ma vie

Je t’ai aimée, je le reconnais

C’était ma faute, je m’en repentis

Sens-tu le mal que tu m’as fait ?



Saurai-je traîtresse t’oublier

Et me livrer à la douleur

Je ne le puis, mais j’essaierai

Tu m’as blessé cruelle au cœur



La vie m’a donné des leçons

Tu m’as lâchement quitté

Et sans la moindre des raisons

J’ai dû subir ta cruauté



J’effacerai ton souvenir

Et j’oublierai tout le passé

Pour que mon cœur soit guéri

Et mon bonheur soit retrouvé



jeudi 21 octobre 2010

LA PETITE SIRENE


C'est une page de souvenirs, c'est un poème que mes élèves au lycée pilote du Kef (la 2ème S2) ont composé au cours de l'année scolaire 1994-1995, au terme d'un module de lecture centré autour du conte célèbre de l'écrivain danois H-C. Andersen. J'espère qu'il vous plaira et qu'il vous rappellera des doux souvenirs comme c'était le cas pour moi .





LA PETITE SIRENE




Très très loin… au fond de l’eau
Il y avait un beau château
Où vivait une petite sirène
Moitié poisson moitié humaine.
Surgissant du clair océan,
Elle vit le prince charmant

Elle fut comme ensorcelée
Par cette grande beauté
Pour le suivre alors sur terre
Elle alla voir la sorcière
Elle sacrifia même sa voix

Car elle aima de bonne foi

Le lendemain au petit matin

Elle devint un être humain

Elle était évanouie
Quand le beau prince la vit

Mais elle était hélas muette
Ne pouvant dire ce qu’elle souhaite

Le prince ne douta jamais
Que c’était elle qui l’a sauvé
Et puisqu’à choisir une humaine
Et faire souffrir la petite sirène
Le prince était déterminé
Sans même pour elle se chagriner
Comme une jolie fleur fanée
Celle-ci à mort fut condamnée
Mais elle devint fille de l’air
Au lieu d’être écume de mer
Car déjà elle était mûre
Et sa passion était bien pure

Ainsi elle monta dans le ciel
Pure, légère et sans ailes
Pauvre sirène ! Qu’elle a souffert !

Car elle est bonne est sincère.
Enfin…il ne dépend que d’elle
D’avoir une âme immortelle.


jeudi 24 juin 2010

NOS CHERS PROFS



A CEUX QUI PENSENT QU'IL EST

FACILE D’ETRE PROF !



Extrait de UNE VIE DE PROF (Canal +)

Emission de novembre 1993


(Témoignage d’une prof d’anglais au sujet du métier de professeur)


C’est pas un métier au sens où on ferme la porte derrière soi… puis on oublie …on retourne à sa petite vie tranquille. C’est … c’est très lancinant… ça te tourne dans la tête …c’est pas facile… pas facile… ce n’est pas facile ! C’est pas facile… parce que nous ici on se donne …on se donne à fond tu vois… on fait pas semblant… il y en a pas qui font semblant. On peut pas d’ailleurs faire semblant… parce que les gosses… ils le sentent… si tu fais semblant… ils t’éjectent très très vite… très très vite… tu vois je parle comme eux maintenant… Des fois je parle… oui c’est vrai je parle comme eux… une espèce de mimétisme.

Professionnellement… non… j’ai le sentiment d’avoir régressé… j’ai… d’abord je suis… je suis tellement bouffée si tu veux que… j’ai plus la soif d’aller voir ailleurs… tu vois… euh par exemple… je voulais préparer l’agrégation… ça fait trois ans que je dis… que je vais préparer l’agrégation… je… je sais que j’en ai envie… mais je suis tellement usée à la fin de la journée tu vois que… j’ai plus le courage de me mettre à travailler… c’est pas une fatigue physique… c’est… c’est une fatigue morale… une fatigue nerveuse… et puis… j’ai envie de rentrer chez moi… c’est mon cocon… je… je vais pas être agressée… je vais pas être injuriée… je vais être au calme… je vais essayer de me retrouver… je veux pas faire une… une politique d’épicier… je suis pas épicière… je suis prof… moi je veux bien donner mon temps à mes élèves… pour leur expliquer… euh des règles de grammaire… euh l’utilisation du présent progressif en anglais… je suis prête à leur donner ça… mais j’en ai marre moi… de régler des problèmes administratifs… des problèmes d’absence… des problèmes d’élèves qui s’injurent… euh des problèmes d’élèves qui se font tabasser… euh je … j’en ai marre ! … je suis pas faite pour ça ! … et puis … même euh… même humainement je veux dire… moi je craque… c’est trop oh ! … i… il faut qu’on soit assistante sociale… il faut qu’on soit policier… il faut qu’on soit gestionnaire… il faut qu’on soit… mais c’est pas possible quoi ! … et puis tu rates tout… tu rates tout… même ce que tu fais à côté tu le rates… parce que tu… tu sais plus comment faire les choses tu vois… tu sais plus… t’as faux partout… ta copie… c’est zéro partout !


mardi 2 mars 2010

POÈME 2 / M. ABÉIDI


La rosée




Par Mohamed Abéidi (4ème Math)



O la rosée !

Elle tombe pendant la nuit

Quand chacun est dans son lit

Et moi sans amour sans ailes

Moi je reste seul loin d’elle

Comme cette vie est triste

Mais il faut que je résiste


O La rosée !

Dans la nuit sombre elle brille

Tel le sourire d’une fille

Tel mon amour pur et réel

Telles les étoiles dans le ciel

Et chaque nuit elle revient là

Et chaque nuit elle refait ça


O La rosée !

Elle ne fait de mal à personne

Elle est si douce et si bonne

Elle brille encore dans le matin

Elle renvoie son éclat très loin

Elle chante son amour pur

Un vrai amour, un amour sûr


O La rosée !

Vous devinez, c’est celle que j’aime

Celle dont l’amour me rend tout blême

Celle loin de qui je souffre et pleure

Et je languis et vis la peur

Ma fleur rouge comme la flamme

Pour son salut je donne mon âme


O La rosée !

Mes larmes coulent sans arrêt

Elles sont comme toi O la rosée

il n’arrive pas à t’oublier

Mon pauvre cœur très fatigué

Que ton amour a transpercé

telle une flèche acérée


O ma rosée !

Je t’aime enfin, que dis-tu ?

De mes souffrances ne ris plus

Vois mon cœur, aie pitié de lui

Je t’aime ma fleur, m’aimes-tu aussi ?

Aime-moi comme je suis

Je te suis fidèle jour et nuit


mercredi 24 février 2010

RECIT / G. ZALLOUZ


Notre élève Ghada Zallouz est une autre belle plume à qui il ne manque ni le talent ni l'inspiration dans l'art de la narration. Jugez par vous-même.


MON AMI L’EXTRA-TERRESTRE!





Par Ghada Zallouz (1ère S 2)



Un soir du printemps, pendant que je lisais un journal, je vis une soucoupe volante qui tombait dans mon jardin. J’étais très terrifiée au point que je restai bouche bée et je ne sus pas ce que je devais faire. La porte de la soucoupe volante s’ouvrit et une lumière rouge en sortit. Puis, un extra-terrestre vert descendit de l’engin. Petit à petit, il s’approcha de moi. J’avais très peur. Il me dit :


- N’ayez pas peur madame la Terrienne, je ne vous ferai rien, calmez-vous !

- Mais qu’est-ce que vous me voulez ? lui demandai-je en claquant des dents.

- Ecoutez madame, répondit-il en souriant, j’ai l’intention de venir m’installer définitivement avec ma famille, sur votre planète, et je veux que vous m’aidiez à mieux connaître la vie ici.

- Je suis ravie de votre connaissance, murmurai-je toujours effrayée. J’espère pouvoir vous aider monsieur.

- Merci Terrienne, répliqua la créature. Vous avez l’air d’être une bonne et gentille petite fille.

- Bon sincèrement je ne vous conseille pas de vivre ici, lui confiai-je, car notre vie est très difficile et on n’a rien de spécial : le travail, les études et les règlements ! C’est toute notre vie, et chacun poursuit sa route de cette manière-là.

- Pourtant, objecta-t-il, j’ai entendu qu’ici, votre vie était magnifique et que vous viviez en paix.

-En paix ! m’exclamai-je. Cela m’étonne beaucoup ! En effet, dans chaque partie de cette Terre se trouve la guerre, et chacun ne pense qu’à son propre intérêt sans se soucier des autres !

- Si ce que vous dites est vrai, dit le petit bonhomme tristement, c’est que je ne pourrai jamais vivre dans un pareil endroit et que je me suis trompé de destination. Moi je cherche la paix et le bonheur, et avec ça, je ne crois pas pouvoir les trouver ici. Merci en tout cas pour votre conseil, je vous suis reconnaissant.

- Je vous en prie, fis-je en souriant. Et moi aussi, j’ai été ravie de rencontrer une personne comme vous, qui cherche la paix.


Et c’est comme ça que je fis la connaissance de Pouppi l’extra-terrestre, et depuis ce moment, nous devînmes de très bons amis.



mardi 23 février 2010

RECIT / F. WERGHI



Notre brillante élève Feirouz Werghi revient avec un autre texte de ses textes admirables dont elle détient le secret. On vous laisse savourer la finesse de ses talents de narratrice



LE NOUVEAU



Par Feirouz Werghi (1ère S 1)


Sous le regard froid de la classe, Liam le nouvel arrivant prit sa place habituelle près de la fenêtre. Il était tellement silencieux qu’on le croyait muet. C’est pourquoi les autres se moquaient de lui sans cesse. Alors, j’ai décidé d’aller lui parler :


- Bonjour Liam.

-Bonjour, répondit poliment le garçon.

-Pourquoi es-tu toujours seul ? l’interrogeai-je.

- Tu sais très bien que je suis nouveau et que je ne connais personne, répliqua Liam avec un air désolé.

- Pourquoi n’essayes-tu pas de t’intégrer parmi les autres élèves ? demandai-je.

- Mais ils se moquent de moi tout le temps ! s’exclama le bon garçon. Ils se moquent des moindres des choses : de mon accent, de mes habits, de tout quoi ! Ca te plait ça ? Ils ont dit des choses horribles à mon propos !

- Moi au contraire, dis-je, je trouve que tu es fort, bon, et très gentil, et que ta timidité provient de la bonne éducation que tu as reçue.

- Merci mon amie, tu m’as rendu confiance en moi-même.


Et depuis ce jour-là, je ne le quittais pas d’une semelle, et j’admets que je le trouvai d’une modestie inégalable.



mercredi 17 février 2010

POEME / M. ABÉIDI


MA FLEUR





Mohamed Abéidi (4ème Math)



Sur les étoiles, j’y mets ton nom en le gravant

J’écris je t’aime avec mon âme avec mon sang

Je t’ai aimé, et t’aimerai à tout moment

Dans le passé, dans le futur et le présent

Tu es ma fleur fragile, que j’aime et je protège

Contre les vents, contre la foudre et les orages

Ce que je veux en échange c’est de voir ton visage

Mon rêve, tu sais, c’est d’être à toi et dans ton cœur

Voilà ma vie, un jour je ris, un jour je pleure

Auprès de toi, je cherche encore mon vrai bonheur

Comme cette vie, tu as maintenant très changé

Tu me quittes sans raison. Où est-elle l’amitié ?

Tu en préfères un autre ? Dis-moi ce qui se passe

Mais moi comme je suis, je reste quoique tu fasses

Tu ne veux pas me dire ce qui t’est arrivé?

Tant pis, je vivrai seul, tout comme dans le passé

La fleur que j’aime est dans … mon cœur endolori

Errant dans cette vie je traine mon cœur fleuri

Cherchant consolation dans l’abîme de l’oubli

Aspirant très loin de toi à une nouvelle vie


samedi 6 février 2010

VIE DU PROPHETE


A L'OCCASION D'EL-MOULED



FAITES LA CONNAISSANCE


DU PROPHETE


MOHAMMED (PSDL)



Sa naissance, et sa jeunesse :


Environ 600 années après le départ du prophète Issa (Jésus), comme Allah n'avait envoyé aucun autre Messager sur terre, les gens étaient plongés dans l'obscurité. Ils avaient oublié Dieu. Ils fabriquaient des idoles et les adoraient. Ils adoraient aussi les arbres, la mer, le soleil, la lune etc... Ils consommaient des boissons alcoolisées et s'adonnaient aux jeux de hasard. Ils enterraient leurs filles vivantes. Bref, le monde était dans le plus grand égarement et dans la plus grande perdition.


C'est à la Mecque, que le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa paix) naquit, très probablement le lundi 12 du mois de "Rabi'Awwal" de l'année de l'éléphant. Lors de la naissance de Mohammad (PSDL), plusieurs événements eurent lieu à travers le monde ; ainsi le palais de l'empereur perse trembla et un feu qui était allumé depuis des siècles dans un de leurs temples s'éteignit.


Son père Abdoullah mourut deux mois avant sa naissance. Agé alors de 6 ans, après la mort de sa mère Amina, il fut pris en charge par son grand-père Abdoul Mouttalib. Mais deux ans, deux mois et dix jours après la mort de sa mère, Abdoul Mouttalib tomba gravement malade. Il appela alors à son chevet tous ses fils et décida qu'après sa mort, Mohammad (PSDL) serait confié à l'un d'eux : Abou Talib.


Abdoul Mouttalib mourut quelques temps plus tard alors que Mohammad (PSDL) n’avait que 8 ans. Abou Tâlib était son oncle. Pour pouvoir élever sa famille, il allait jusqu'en Syrie (le Châm) pour faire du commerce. Il avait une famille nombreuse mais malgré cela il n'hésita pas à recueillir Mohammad(PSDL).


Lorsque Mohammad (PSDL) fut âgé de 12 ans, son oncle Abou Tâlib décida de faire un voyage vers la Syrie. Le jeune Mohammad (PSDL) voulut l'accompagner mais Abou Tâlib refusa à cause des difficultés du voyage. Puis comme il insistait beaucoup, il accepta de l'emmener avec lui. Ce fut son premier voyage vers la Syrie. Ce fut à l'occasion de ce voyage qu'il rencontra un moine nommé "Bahira" qui reconnut en lui les signes distinctifs du Prophète qui avait été prédit dans l'évangile et qui était attendu. Il conseilla à Abou Tâlib de le ramener rapidement vers Makkah et de bien veiller sur lui. Mohammad (PSDL) avait cultivé pendant son enfance et sa jeunesse un certain caractère et une force morale tout à fait différents des autres. Il avait de bonnes manières. Il était honnête et loyal. Aussi, les gens de Makkah l'appelait "Al-Amine" (le digne de confiance).

Il y avait à la Mecque une femme veuve très riche qui s'appelait Khadija (qu'Allah l'agrée). Elle faisait du commerce à Makkah mais aussi en dehors de l'Arabie, par l'intermédiaire d'autres personnes. Quand elle apprit que Mohammad (PSDL) était l'homme le plus honnête de la Mecque, elle lui proposa de conduire une de ses caravanes commerciales vers la Syrie, en échange d'un salaire. Mohammad (PSDL) accepta sa proposition et accomplit ainsi son second voyage vers ce pays. Maysara (un servant de Khadija, qui les accompagnait) constata aussi lors de ce voyage d'autres signes étranges concernant Mohammad. Elle en fit alors part à Khadija (qu'Allah l'agrée) à son retour.


Khadija (que Dieu l'agrée) était une femme riche et éduquée. Elle envoya alors une messagère nommée Nafiça chez l'oncle de Mohammad pour lui faire part de son désir d'épouser Mohammad (PSDL). La demande ayant été acceptée, Mohammad, était alors âgé de 25 ans lorsqu'il épousa Khadija qui pour sa part avait 40 ans.



La maison De Khadija



Elle a vécu plus d'un quart de siècle (plus de 25 ans) avec son époux. Mohammad (PSDL) n'épousa pas d'autres femmes tant que Khadija était encore en vie. Elle fut sa meilleure épouse et compagne. De cette union, naquirent quatre filles et deux fils. Les deux fils s'appelaient Quassim et Tahir. Tous deux moururent en bas âge. Les filles s'appelaient Zeïnab, Oum Koulçoum, Roquayya et Fâtima.




La révélation :


La grotte de HIRA




Avant la première révélation, il avait l'habitude de se rendre dans une grotte au mont "Hirâ" pour méditer. Ce fut là ; pendant une nuit du mois de Ramadan, à l'âge de 40 ans, que soudainement, Mohammad (PSDL) perçut une présence, dans le silence de la nuit. Une voix se fit entendre : "Lis !" Mohammad (PSDL) était bouleversé. "Je ne sais pas lire" lorsque la voix répéta l'ordre c'est comme si la terre s'était mise à trembler : " Lis !" - « Que dois-je lire ? " Puis soudain, il se sentit comme libéré : " Lis ! Au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l'Homme d'un caillot de sang. Lis car ton Seigneur est le Très Généreux. Qui a instruit l'Homme au moyen du Calame (de la plume). Il lui a enseigné ce qu'il ne savait pas. " [Sourate 96 L'adhérence - Verset 1 à 5]


Ce furent les 5 premiers versets du Glorieux Coran, la voix était celle de Gabriel, l'esprit de Foi et de Vérité, qui fut envoyé par Dieu au dernier des prophètes. Mohammad (PSDL) était envoyé à l'Humanité tout entière, pour guider les Hommes mais aussi les Djinns vers le chemin de Dieu. L'aimé d'Allah, comme il fut surnommé, reprocha aux Mecquois leurs idoles (statues qu'ils prenaient pour Dieu), les appela à adorer le Créateur Unique et leur récita les versets du Coran pour les guider dans la bonne voie. Comme réponse il fit face à la torture et l'oppression. Lorsque les Mecquois prirent conscience de leur incapacité à lui faire face, ils lui offrirent royauté, argent et pouvoir mais Mohammad (PSDL) refusa et dit : " Même si vous me posez le Soleil sur ma main droite et la Lune sur ma main gauche, je ne renoncerais pas à mon Message "


Lentement, un par un, le nombre des musulmans augmentait, guidés par prophète bien-aimé. Mais les musulmans furent l'objet de persécutions dès les premiers temps de l'Islam. On riait et on se moquait d'eux, et comme si cela ne suffisait pas, les non croyants avaient même recours à des attaques et à des tortures physiques.


Quelques centaines de musulmans réussirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne, et ceux qui restèrent, subirent des persécutions de plus en plus violentes. Une nouvelle tactique fut mise en place par les chefs de la Mecque. Ils contraignirent le prophète et ses compagnons à vivre dans un endroit isolé de la ville, et aucune provision ne leur parvenait.


Grâce à Dieu, les persécuteurs cessèrent cette pratique inhumaine. Le blocus fut finalement levé et la situation se modifia quelque peu. Les gens purent à nouveau obser

ver et écouter le prophète.




L’Hégire :


Ce fut lors de la dixième année de la révélation que le prophète Mohammad (PSDL) perdit son oncle Abou Talib, suivit de la mort de son épouse Khadija, de plus il fut maltraité par le peuple de Ta'if lorsqu'il vint leur délivrer le message. Ce fut une année de tristesse pour le prophète. Mais c'est cette année là que Dieu envoya l'ange Gabriel, pour l'élévation suprême du corps et de l'esprit, le voyage nocturne : Al Isra wal Mi'raj. Un voile séparait le prophète de son Seigneur et c'est là que Dieu offrit le plus grand honneur à Mohammad : les cinq prières quotidiennes, le deuxième pilier de l'Islam. A la suite de ce voyage miraculeux les incrédules redoublèrent de moqueries et de persécutions envers le prophète.


C'est alors qu'une délégation de la ville de Yathrib, située à environ 400 Km de la Mecque proposa l'hospitalité à Mohammad et à sa communauté. Mohammad (PSDL) accepta après treize années d'appel à l'Islam, à la Mecque. Il immigra, lui et les "convertis" à l'Islam, vers Médine, lieu où la religion a pu s'épanouir et où Mohammad devint le chef de ce nouvel Etat : C'est l'Hégire.


Beaucoup de gens à Médine, ont constaté les bienfaits de l'Islam, et se sont "convertis". Cependant, les Mecquois étaient toujours déterminés à éliminer la communauté musulmane, et ce fut au cours de la deuxième année de l'hégire, pendant le mois de Ramadan, après de nombreuses persécutions que Dieu le Très Haut donna la permission de se défendre : "Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués. Parce qu'ils ont été injustement opprimés. Dieu est Puissant pour les Secourir." [Sourate Le Pèlerinage]




Ses batailles:



Emplacement de la bataille de BEDR


La première guerre fut appelée la bataille de Badr ; les Musulmans, (trois fois moins nombreux que les Mecquois qui étaient au nombre de mille), sont sortis vainqueurs miraculeusement, avec l'aide de Dieu. Bataille après bataille, les musulmans prouvèrent qu'ils pouvaient résister à toutes les attaques grâce à Dieu et Médine ne fut plus jamais attaquée. Ce fut au cours de la sixième année de l'Hégire qu'une trêve fut décrétée entre Mohammad (PSDL) et les mecquois, c'est ce qu'on appela "le pacte d'Al-Hudaybiyya". C'est en 629 ; huitième année de l'Hégire, deux ans après la trêve dont les termes étaient constamment violés par les mecquois, que le prophète Mohammad (PSDL) décida de se rendre à la Mecque avec une armée de dix milles hommes pour s'emparer de la ville. Ce fut un miracle, pas une goutte de sang ne fut versée et le prophète passa la porte de la ville, sur son chameau, la tête baissée, en toute humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient. Il pardonna aux plus grands ennemis de l'islam. Face à cette miséricorde, les gens de la Mecque embrassèrent l'Islam sans contrainte. Le prophète entra dans l'enceinte de la Ka’ba, où se trouvaient les trois cent soixante idoles et statues devant lesquelles les Arabes se prosternaient. Une par une, sur l'ordre du prophète, les idoles furent détruites. Le prophète s'installa à Médine qui devint la capitale du nouveau monde musulman.



Sa mort :


Dieu le Très Haut, rappela son prophète à l'âge de 63 ans, il mourut dans sa maison à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds mais sans un dinar à son nom. Alors que personne ne voulu le croire, Abou Bakr, le véridique dit ceci :" A quiconque adorait Mohamed, j'annonce la mort de Mohamed. Mais à celui qui adore Allah, Le Seigneur est vivant et ne meurt jamais "



Ô Seigneur, prie sur Mohammad et sur la famille de Mohammad .Tu es certes Digne de louange et de glorification.


IBN ROCHD CUBE

 

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